FIFA 10

Enfilez maillot et crampons et préparez-vous au match. Disponible sur PS3, FIFA 10 est une simulation de football dans laquelle vous choisissez votre équipe et vos joueurs puis disputez les matches pour la coupe. Cette version corrige certains bugs de l'année précédente et rajoute de la précision dans la maniabilité ainsi que de l'équilibre entre les joueurs.

Graphismes
Bien que le moteur de jeu n'a pas progressé, l'apparition de nouvelles animations rend le spectacle nettement plus crédible. Si certaines pelouses tendent malgré elles vers le synthétique, d'autres affichent un réalisme assez bluffant qui va de pair avec le niveau de détails affiché par les différents stades. Quant à la modélisation des joueurs, elle continuera à faire débat mais leur gabarit et leur style de jeu sont tellement bien respectés...

Jouabilité
Un chouia plus rapide que FIFA 09, FIFA 10 n'en est pas moins réaliste, bien au contraire. Si l'écart entre les bons clubs et les top teams est peut-être encore un peu exagéré, le gameplay continue d'être agrémenté de bonnes idées qui font que le jeu d'EA est aujourd'hui une simulation extrêmement pointue. Plus instinctif, plus varié, plus souple et moins prévisible, ce gameplay jouit surtout d'un rééquilibrage réussit entre l'attaque et la défense. En dehors de l'IA des gardiens, peu de défauts sautent aux yeux.

Durée de vie
Les possibilités demeurent quasi infinies et l'apparition du Pro Virtuel compense la stagnation du Deviens Pro, toujours bridé à quatre petites saisons au niveau du Offline. Complet, FIFA 10 l'est à tous les niveaux ou presque et s'appuie sur un contenu en ligne immensément riche et soigné. De plus, le mode Carrière a vu sa difficulté et son réalisme rehaussés, notamment au niveau des finances et des transferts, moins fantaisistes.

Bande son
L'essentiel des commentaires de Hervé Mathoux et Franck Sauzée s'appuie sur les mêmes échanges que dans FIFA 09. Une petite mise à jour a cependant été effectuée afin de supprimer la plupart des petits bugs dont ils étaient victimes. On se demande simplement pourquoi EA persiste à mettre en avant un duo qui n'existe plus à la télévision et ce, malgré la crédibilité de leurs interventions. L'ambiance des matches est toujours aussi prenante (malgré quelques temps morts peu justifiables) et jouit de quelques ajouts sympathiques, comme des consignes d'entraîneur que l'on n'entend qu'en se rapprochant du banc de touche.

Scénario-

Générale
FIFA 10 ne déçoit pas et s'impose comme une version nettement améliorée de FIFA 09. Dans la continuité de sa progression, la série a gagné en crédibilité et les retours des joueurs ont manifestement porté leurs fruits. Sans être parfaite, la simulation d'EA Sports est d'une rare qualité, parfaitement à jour en termes de sensations et surtout ultra réaliste au niveau de la construction, des contacts et des possibilités tactiques. Mais plus que jamais, l'expérience FIFA passe par le jeu en ligne, fourmillant de bonnes idées dont la principale est sans aucun doute le mode Pro Virtuel.
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# Posté le lundi 05 octobre 2009 08:23

Stranglehold

Stranglehold est un jeu d'action sur PS3. Vous y incarnez Chow Yun-Fat, alias Tequila, policier de Hong-Kong, durant sept missions différentes. Entre honneur, amour, trahison et vengeance, utilisez les armes à votre disposition pour annihiler les innombrables masses d'ennemis qui veulent votre peau. Il est également possible d'utiliser le "Tequila Time", qui reprend les bases du Bullet Time.

Graphismes
Sept niveaux qui ne se valent pas tous mais qui proposent des décors entièrement destructibles. Les particules fusent de toute part, les explosions s'enchaînent sans discontinuer, les ralentis embellissent des gunfights stylisés à outrance et Chow Yun-Fat a une classe monstrueuse en toute circonstances.

Jouabilité
La possibilité d'utiliser le ralenti pour ajuster nos tirs ou se sortir de situations critiques est jouissive et l'interaction avec les environnements ajoute encore plus de piment à l'ensemble. Maintenant, on note une IA à la ramasse, peu de mouvements spéciaux, des temps de chargements un peu longs et des gunfigths parfois trop découpés par "salles".

Durée de vie
L'aventure solo se termine en sept heures environ, en mode Décontracté ou Normal, et le Multijoueur n'est pas très folichon avec ses deux seuls modes de jeu. Plusieurs bonus très intéressants sont à débloquer mais il est possible d'en voir les 3/4 lors de la première partie.

Bande son
Il ne manque plus que le thème principal, d'inspiration jazzy, de Hard Boiled, pour parfaire une bande-son déjà fort convaincante. Le doublage français est de bonne facture, tout comme les bruitages ainsi que les thèmes musicaux inspirés.

Scénario
Une histoire mêlant l'amour, la vengeance et la trahison mais se limitant à des dialogues mille fois entendus et des scènes mille fois vues. Le scénario de Stranglehold ne sert au final qu'à introduire des scènes d'action gigantesques et finalement, c'est bien ce qu'on attend de lui.

Générale
Stranglehold utilise parfaitement la grammaire cinématographique de John Woo et offre aux fans du réalisateur un pendant vidéoludique à ses plus belles oeuvres. Le jeu est beau, jouissif et se laisse savourer de bout en bout. Néanmoins, des problèmes d'IA, de durée de vie et de construction limitent le titre de Midway au rang de "simple" très bon jeu malgré son statut d'élégant défouloir. Pourtant, on en viendrait déjà à croiser les guns pour profiter d'une éventuelle suite tant le titre ici présent semble préfigurer un avenir radieux pour le jeu d'action nouvelle génération.
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# Posté le vendredi 18 septembre 2009 13:02

LittleBigPlanet

LittleBigPlanet sur PS3 est un jeu de plates-formes. Vous dirigez un petit personnage (que vous aurez créé au préalable) dans un univers qu'il faut traverser en vous servant des objets récoltés et de ceux présents sur le tableau. Aidez-vous de l'environnement et de vos amis pour surmonter les obstacles et créez vos propres niveaux pour les proposer aux autres joueurs via Internet.


Graphismes
Le style graphique de LittleBigPlanet est vraiment unique et colle merveilleusement bien à son concept. Les personnages semblent tous être consrtuits comme des marionnettes en carton dont les membres sont punaisés et le jeu évoque un bricolage savant et improbable où se greffent des éléments complètement décalés, comme le feu qui a parfois l'air d'avoir été filmé par exemple. Les niveaux créés par les développeurs ont de plus chacun un style très marqué et bien inspiré.

Jouabilité
Sackboy sait faire peu de choses, avancer, sauter et attraper, mais c'est l'environnement qui vous fera réaliser quantité d'actions et qui fait en sorte que ce qui nous apparaît comme un jeu de plates-formes puisse devenir... n'importe quoi d'autre. Malheureusement, on regrette que la prise en main soit parfois si imprécise. Quant au reste, le coeur du jeu est entre les mains des joueurs Notez que le système de recherche de niveaux de la version test était loin d'être très pratique. On doute qu'il soit définitif mais au cas où...

Durée de vie
La campagne solo de base est assez courte mais cela n'a guère d'importance puisque le coeur du jeu réside dans la création et le partage de contenu. Tant qu'il y aura des fous furieux pour balancer des niveaux surprenants ou des "choses" indéfinissables, le jeu sera renouvelé.

Bande son
S'il est dommage de ne pouvoir importer sa propre musique dans le jeu, force est de constater que LittleBigPlanet compte un paquet d'excellents morceaux même si les effets sont un peu en retrait.

Scénario-

Générale
LittleBigPlanet tient-il ses promesses ? Oui et en plus, il mérite le bruit qu'il a pu faire ces derniers mois. Media Molecule a réussi un pari risqué, plonger un personnage qui ne sait pratiquement rien faire dans un environnement hautement interactif mu par des mécaniques au déclenchement simple et aux réactions complexes. Puis vient l'autre face de LittleBigPlanet, son éditeur qui laisse libre court à votre imagination mais qu'il faudra apprendre à maîtriser en lui consacrant de longues heures de boulot. Qu'on se le dise, créer les niveaux les plus fous ne sera pas à la portée de tout le monde mais que l'on soit d'un côté ou de l'autre de la chaîne, joueur ou créateur, on est comblé. Et avec un design aussi irrésistible hein franchement, comment lutter ?
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# Posté le mercredi 12 août 2009 05:54

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:58

Siren : Blood Curse

Voici un remake du premier épisode de Forbidden Siren sur Playstation 3. Reprenant le gameplay et l'ambiance des deux précédents épisodes, Blood Curse nous convie à la visite morbide d'une île balayée par les flots mais aussi et surtout par une malédiction. Frissons et possessions sont au menu de ce survival-horror où plusieurs protagonistes devront frôler la mort pour venir à bout des 12 chapitres composant l'aventure.


Graphismes
Bien qu'on ne puisse pas dire que le jeu mette les capacités de la PS3 au pied du mur, le graphisme de Blood Curse est de bonne facture. Les animations sont très convaincantes, tout comme la modélisation des personnages. En revanche, on regrette que le titre baigne souvent dans des teintes trop sombres en nous empêchant de profiter du travail des artistes de Sony.

Jouabilité
Loin d'être optimale, la jouabilité a le mérite de profiter des acquis de ses aînés. Si on ne peut toujours pas porter plus d'une arme à la fois, la croix de direction est utilisée à bon escient en nous permettant d'utiliser plusieurs objets ou de donner des ordres en fonction des personnages. Malheureusement, si on peut opter pour deux angles de caméra, ceci ne résout pas complètement les soucis de visibilité. Il faut aussi se faire au split-screen lié à notre don de possession. Néanmoins, rien ne nous oblige à user de cet artifice pour voir continuellement par les yeux des Shibitos.

Durée de vie
En mode normal, entre huit et neuf heures vous seront nécessaires pour voir le bout de l'aventure. Moins élitiste que Forbidden Siren 1 & 2, Blood Curse nous offre néanmoins moult items à découvrir pour qui serait désireux de connaître les tenants et les aboutissants des événements narrés.

Bande son
Le doublage japonais et anglais, qui cohabitent, sont d'un très bon niveau tout comme l'ambiance musicale privilégiant, à l'instar de Silent Hill, les atmosphères musicales aux véritables morceaux.

Scénario
Le scénario tarde à se mettre en place et paraît un peu trop découpé à cause de la segmentation en épisodes qui dessert finalement le jeu dans sa version complète. Pourtant, le jeu est suffisamment intelligent et dynamique pour nous donner envie de connaître le fin mot de l'histoire.

Générale
Blood Curse fait fort pour un petit prix de 30 euros. Sans révolutionner la série et devant cohabiter avec plusieurs soucis de gameplay, sa réalisation et son intérêt ne s'étiolent nullement à mesure qu'on avance. Plus accessible que ses ancêtres, aussi sanglante et parfois vraiment flippante, cette nouvelle itération de Siren dérange autant qu'elle séduit.
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# Posté le jeudi 06 août 2009 07:03

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:55

Ghost Recon Advanced Warfighter 2

Ghost Recon Advanced Warfighter 2 sur Playstation 3 est un jeu de tir à la première personne très orienté tactique. Les terroristes tentent un deuxième un coup d'état qui transforme bien vite la ville mexicaine de Juarez, proche de la frontière américaine, en gigantesque zone de guerre. Les Ghosts, des unités d'élite, sont donc sollicitées pour prêter main forte à la population.


Graphismes
C'est en fait le moteur du premier jeu que l'on retrouve ici mais avec quelques améliorations. La poussière virevolte, les explosions tout comme la fumée sont impressionnantes et les environnements semblent globalement plus vivants. Le grain de l'image a été retravaillé pour que vous puissiez savoir de quel côté de la frontière vous vous battez pour un rendu qui n'a pas à rougir devant les dernières grosses productions vidéoludiques. Cela dit, on n'échappera pas à des textures grossières, des décors parfois trop anguleux et une modélisation des ennemis qui jure avec celle des Ghosts.

Jouabilité
La jouabilité sera sans doute un peu confuse au début pour ceux qui découvrent la série, mais on se fera rapidement au maniement des Ghosts et de leurs unités de soutien. Tout est plaisant et bien pensé, bien que finalement très arcade, et l'architecture des niveaux poussera sans doute les fans à expérimenter de nouvelles approches. Mais le soft semblera peut-être trop facile aux acharnés, et ce même avec le nouveau mode de difficulté spécifique à la PS3, qui incite simplement à être plus consciencieux et observateur. Notez enfin que les fonctions Sixaxis sont très accessoires.

Durée de vie
Les joueurs qui ne disposent pas d'un accès au net risquent sans doute d'être moins indulgents envers une campagne intense, mais courte. Il faudra 7 heures en moyenne pour sauver le monde, mais on aura sans doute plaisir à y revenir régulièrement.

Bande son
Pardonnez-moi, mais je ne résiste pas à l'envie de dire que de ce côté-là, le soft envoie du GRAW. La bande-son est excellente et le volume sonore dégagé par le jeu est à la mesure des explosions qu'il affiche en grand nombre. Alors oui, l'accent mexicain de certains de vos alliés ne fait pas toujours très sérieux, mais bon, l'ensemble évoque à n'en pas douter une grosse production hollywoodienne.

Scénario
L'univers futuriste de Ghost Recon ne prête pas vraiment aux envolées lyriques et la poésie, mais même en gardant cela à l'esprit, le scénario de GRAW 2 est un peu plat et convenu.

Générale
Ghost Recon Advanced Warfighter 2 est un excellent jeu d'action doté d'une incroyable atmosphère. Il reprend le flambeau de la série avec panache même s'il est maintenant clair que les Ghosts se tournent vers le grand public avant de tout faire exploser. L'aspect stratégique est certes toujours là, mais avec tout votre attirail high-tech, il semble que les terroristes, aussi malintentionnés soient-ils, ont bien du mal à tenir la route.

# Posté le samedi 25 juillet 2009 07:10

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:52

Tomb Raider Underworld

Les aventures de l'exploratrice Lara Croft continuent dans ce 8ème volet sur PS3 intitulé Underworld. Dans cet épisode, l'intrépide Lara tentera de percer les mystères liés à la disparition de sa mère. Notre globe-trotteuse devra alors récupérer la marteau de Thor afin d'affronter les démons du passé. De quoi alimenter ce nouveau jeu de plates-formes/action renvoyant plus que jamais au Tomb Raider original.


Graphismes
La qualité des décors varie en fonction de l'endroit où on se trouve mais dans l'ensemble le jeu aligne de très beaux environnements magnifiés par des éclairages de grande qualité. En revanche, notre mistinguette est encore un peu raide et ressemble plus à une poupée de plastique qu'à un véritable fantasme de pixels. Enfin, précisons que cette version PS3 souffre de quelques saccades absentes des opus PC et 360.

Jouabilité
Les problèmes de caméra sont toujours là mais on s'y fait d'autant qu'ils ne freinent pas vraiment le plaisir de jeu. Par ailleurs, la jouabilité a été améliorée avec davantage de mouvements, des actions simplifiées et une plus grande accessibilité grâce à l'Aide de terrain, véritable soluce interactive à user avec parcimonie. En revanche, on s'étonnera du grand nombre de bugs (graphiques, de collision) et de gros ralentissements sur la version PS3, ceci lui valant un point de moins.

Durée de vie
Trois niveaux de difficulté sont à disposition pour une durée de vie s'étalant sur une dizaine d'heures environ. Ceci sera uniquement valable si vous n'utilisez pas l'Aide de terrain au moindre problème, ce qui serait une erreur d'autant qu'Underworld renoue avec des niveaux tortueux nous demandant un bon sens de l'observation pour nous en sortir. Bien entendu, si vous avez pour ambition de réunir tous les trésors et reliques de chaque chapitre, vous n'êtes pas prêts d'en voir le bout.

Bande son
Des musiques aussi vertigineuses, aussi belles, aussi envoûtantes que celles d'Anniversary et Legend pour un plaisir sans cesse renouvelé. Le doublage français est encore une fois dans le ton avec l'irremplaçable Françoise Cadol et d'autres voix très connues à commencer par celle de Patrick "Son Goku" Borg.

Scénario
Le scénario clôt la trilogie débutée avec Legend et Anniversary et se donne des airs de fin de saga en réunissant un casting composé d'Amanda, de Jacqueline Natla et de quelques autres invités de marque. La mythologie nordique permet quelques excentricités et un beau tour du monde mais on pourra regretter que Crystal Dynamics n'ait pas davantage creusé le tout en rajoutant quelques cinématiques ou en peaufinant tout simplement les dialogues.

Générale
Tomb Raider Underworld se présentait comme le meilleur épisode de la saga mais se pose uniquement comme un "simple" très bon jeu. Accumulant quelques bugs gênants et divers défauts de gameplay, le titre de Crystal Dynamics n'en reste pas moins très abordable. En somme, malgré ces soucis, ce titre reste fort plaisant grâce à son level-design aussi torturé que celui du TR original, sa plus grande accessibilité, son ambiance enchanteresse et une volonté de terminer en beauté une trilogie en revenant à la source mythologique et familiale.
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# Posté le samedi 25 juillet 2009 06:56

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:48

Def Jam Icon

Def Jam Icon est un jeu de combat sur PS3. A la tête d'un célèbre label de rap US, gérez votre entreprise pour lui faire gagner un maximum d'argent et embauchez les plus grands rappeurs. Mais dans cet univers très chaud, les combats sont également de mise pour vous permettre d'imposer votre loi. Six styles de combat différents sont proposés, et tout ça dans une ambiance très rap évidemment.


Graphismes
Les personnages du jeu sont tout simplement superbes, de même que les arènes dans lesquelles ils évoluent. L'animation est généralement fluide et les mouvements sont à mi-chemin entre le breakdance et le règlement de compte de poivrots. L'usage récurrent de filtres, pour changer la couleur comme le grain de l'image offre un superbe rendu en HD, mais nuit peut-être à la lisibilité sur des téléviseurs classiques.

Jouabilité
Si l'arsenal de coups est toujours conséquent, on regrettera la toute puissance des attaques de beat qui tend à déséquilibrer l'ensemble et la quête constante de la meilleure projection. L'aspect gestion du soft aurait gagné à être plus fouillé, car en l'état, il n'apporte pas grand-chose si ce n'est un peu de repos entre deux empoignades.

Durée de vie
Il faut une huitaine d'heures pour voir la fin de la campagne, mais on pourra toujours se crêper le chignon avec un pote sur le même écran, ou sur internet.

Bande son
L'amateur de rap US risque d'être aux anges, et même votre humble serviteur, peu familier du genre, a pu se faire plaisir en écoutant certains titres. Le tout est bien entendu non-censuré, et les combattants, non contents de s'envoyer des mandales et des voitures sur le dos, aiment à s'insulter copieusement.

Scénario
Le scénario du mode Monter Un Label n'est là que pour justifier les sessions de distribution de tatanes et ne va logiquement pas chercher très loin.

Générale
Une note que certains jugeront sans doute sévère mais qui reflète la baisse de régime de la série des Def Jam. La faute à des combats qui ont perdu de leur richesse et qui finalement, apparaissent beaucoup moins stratégiques que par le passé. Malgré tout, le plaisir qu'on éprouve à voir Sean Paul se faire proprement démonter suffira sans doute à beaucoup de monde pour justifier un achat, ou tout du moins une location.
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# Posté le samedi 25 juillet 2009 06:51

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:45

Resident Evil 5

Resident Evil 5 sur PS3 est un jeu d'action/horreur dans lequel vous rejoignez Chris Redfield cette fois aux prises des victimes du virus T ayant frappé un village africain. Pendant le jeu, Chris rencontrera Sheva, une jeune femme qui l'aidera à venir à bout des nombreux ennemis. Mis en scène dans un environnement jusqu'alors inédit, le titre fait la part belle à l'action et à la coopération entre les deux protagonistes.


Graphismes
Si le bestiaire et plusieurs environnements évoquent ceux de Resident Evil 4, Resident Evil 5 reste un jeu graphiquement somptueux utilisant pleinement les capacités de la machine. Peut-être pas le plus beau jeu de la PS3, surtout que quelques textures ou ombres (à l'image de DMC 4) font tiquer, mais un titre sachant néanmoins mixer superbes jeux de lumière, décors vastes et travaillés et modélisation de très beau niveau. Le savoir-faire Capcom fait encore recette.

Jouabilité
Bien qu'on nous offre deux types de maniabilité, aucune d'entre elles ne parvient à satisfaire à 100%. Pour autant, si vous êtes un adepte de la saga, cela ne devrait pas vous déranger outre mesure. Pour les autres, rien ne vaudra un petit réajustement mental. A part ça, les actions contextuelles accentuent le dynamisme de l'ensemble et le dérivé du Partner System du Zero permet quelques belles actions. Toutefois, l'IA parfois limitée de Shiva, qui hésite souvent à prendre d'elle même des objets, pourra agacer. Enfin, le multi représente un gros plus même si le coup du split screen à la CoD 5 s'avère une des idées les plus stupides jamais vues dans un jeu vidéo. Privilégiez le online ou la liaison entre deux consoles.

Durée de vie
L'aventure solo reste légèrement moins longue que celle de Resident Evil 4 mais la possibilité de la reprendre avec un ami est un plus non négligeable. Enfin, bien qu'on boucle le tout en une douzaine d'heures, on pourra sans aucun problème y revenir afin de débloquer plusieurs bonus (items, figurines, etc) ou un mode de jeu supplémentaire hérité de Resident Evil 3 et 4.

Bande son
Le doublage américain passe bien tout comme la gamme variée de bruitages. Les musiques sont également de grande qualité et se permettent même une surenchère de cuivres et de percussions inédite pour la série.

Scénario
Malgré le cadre exotique, le retour de Wesker et une conclusion amenant obligatoirement de grands changements pour la série, le scénario déçoit énormément. La faute à des seconds couteaux à peine esquissés, une relation Chris/Shiva stéréotypée, des fantômes du passé sous-exploités et une énorme impression de déjà-vu. De plus, la mise en scène des cinématiques, confiée à des Américains, s'avère souvent très classique ou brouillonne, la beauté des chorégraphies étant souvent sacrifiée sur l'autel du montage épileptique à grand renfort de gros plans s'enchaînant à la vitesse de l'éclair.

Générale
Si les bandes-annonces avaient donné le ton, Resident Evil 5 étonne malgré tout par son absence totale d'originalité. Nonobstant d'immenses qualités et un graphisme maîtrisé de bout en bout, on sera donc surpris du manque d'ambition de l'oeuvre aussi bien d'un point de vue scénaristique que structurel. Pourtant, difficile de cracher dans la soupe car si on excepte cette impression de déjà-vu, le titre de Capcom nous offre des combats mémorables, plusieurs passages extrêmement tripants ou tout simplement une aventure qu'on apprécie et parcourt sans regarder une seule fois sa montre. Un signe qui ne trompe pas.

# Posté le samedi 30 mai 2009 16:00

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:41

Heavenly Sword

Heavenly Sword est un jeu d'action sur PS3. Pourchassés par Bohan, Nariko et les siens doivent fuir, mais l'héroïne du jeu décide d'utiliser l'épée interdite pour arriver à ses fins et sauver son peuple. Avancez dans les niveaux en luttant face à d'innombrables ennemis prêts à tout pour vous faire échouer dans votre quête. Boss de fins de niveaux et transformations de votre épée sont également au programme.


Graphismes
C'est là la véritable force d'Heavenly Sword. Le titre est somptueux, offre des combats magnifiquement stylisés et des cinématiques d'une grande puissance visuelle peuplées de personnages aux traits travaillés. Les décors sont quant à eux emprunts de poésie et envoûtent immédiatement. Seuls petits problèmes, les ombres, parfois grossières, mais surtout ces maudites saccades qui hachent régulièrement les combats.

Jouabilité
Un système de combat qui ne sait pas trop dans quelle catégorie il joue, avec des collisions hasardeuses et des combos accessibles mais qu'il ne sera pas nécessaire de maîtriser pour progresser, en mode normal du moins. Les phases de tir au Sixaxis sont imprécises, frustrantes, et répétées un petit trop souvent. Enfin, Heavenly Sword ne surprend véritablement jamais du fait de sa structure linéaire et éminemment classique.

Durée de vie
L'aventure se termine trop rapidement, mais on pourra peut-être y revenir pour débloquer des artworks, ou même tout simplement pour le plaisir de s'en mettre plein les mirettes.

Bande son
Les musiques et les bruitages sont un délice pour les oreilles mais les doublages français semblent un peu trop surjoués pour leur propre bien.

Scénario
L'histoire en elle-même est convenue mais les cinématiques parviennent à la soutenir de fort belle manière. Les dialogues sont vivants, les personnages expressifs et le jeu parvient donc à nous faire vibrer tant que l'on se trouve devant l'écran. Une fois la console éteinte, on se rend vite compte de la relative platitude de l'ensemble. Dommage.

Générale
Heavenly Sword est un titre qui semble se chercher, qui tente de se démarquer des autres soft du genre avec des pseudos nouveautés, mais sans y parvenir. Au-delà de son incontestable puissance visuelle, le jeu est trop déséquilibré et trop linéaire pour pouvoir convaincre. Reste un beat'em all de grande classe, qui statisfera sans doute les acharnés du genre ainsi que les joueurs désireux de voir ce que leur nouvelle console a dans le ventre.

# Posté le mardi 26 mai 2009 02:49

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:38

Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

Quatrième épisode de la saga Metal Gear Solid, Guns of the Patriots reprend sur PS3 les mécanismes des anciens opus en mélangeant action et infiltration. Répondant à toutes les questions laissées en suspens, cet ultime segment fait une fois de plus la part belle aux cinématiques hollywoodiennes mettant en avant un casting haut de gamme.


Graphismes
Le jeu fait honneur à la série avec un character design à tomber : Raiden est rutilant, Vamp imposant, Liquid Ocelot intimidant et si Snake est sur le déclin, affaibli par le virus Foxdie, il conserve malgré tout son statut de héros légendaire. En outre, l'aspect exotique de cet épisode nous fait traverser le globe pour visiter des contrées aux antipodes l'une de l'autre. Le Moyen-Orient, l'Amérique du Sud, l'Europe de l'Est auxquelles viennent s'ajouter deux destinations inédites renvoyant aux origines de la saga. Au final, cette pluralité de lieux étonne mais ne fera pas oublier l'aliasing omniprésent de même que des effets spéciaux très relatifs.

Jouabilité
Evolution high-tech des techniques de camouflage de MGS 3, l'Octo-Camo donne tout son sens au gameplay de MGS 4. Cependant, il est tout de même difficile de pardonner l'IA fluctuante des ennemis qui est bien trop variable en fonction des situations. Toutefois, dans les modes de difficulté élevée, on s'amusera beaucoup plus même si les réactions des soldats restent simplement plus rapides sans être pour autant plus réalistes. L'achat et l'upgrade d'armes sont eux aussi une excellente idée même s'il peut paraître farfelu d'acquérir des munitions en plein gunfight.

Durée de vie
En prenant votre temps, il vous faudra entre 20 et 25 heures pour terminer l'aventure une première fois en Normal. Néanmoins le mode Difficile, beaucoup plus exaltant, est à préconiser dès le départ. A l'inverse, le mode Extrême (à débloquer tout comme de nouveaux camouflages et armes) est bien trop prise de tête et vous demandera de refaire des dizaines de fois chaque passage avant d'y arriver. A signaler l'absence de missions VR (ici simplement représentées par un entraînement virtuel) contrebalancé par un mode online sympathique à défaut d'être pleinement concluant à cause d'une maniabilité non adaptée.

Bande son
Les fans de la première heure s'offusqueront de ne point retrouver le thème principal de la série même si celui-ci est remplacé au pied levé par le fantastique morceau Old Snake de Harry Gregson-Williams. D'ailleurs, ce dernier, aidé de Nobuko Toda, nous gratifie à nouveau d'une bande-son magistrale dont on retiendra aussi le doublage américain très inspiré, les personnages étant campés par leurs doublures voix habituelles, David Hayter en tête.

Scénario
Quoi qu'en dise Kojima, MGS 4 sera totalement incompréhensible pour le néophyte, la quantité d'informations à digérer étant phénoménale. Toutes les questions laissées en suspens trouvent ici une réponse et bien que la fin puisse décevoir par certains côtés grandiloquents ou "too much", l'histoire de Guns of The Patriots s'étale sur plus d'1/3 du jeu à l'aide de cinématiques parfois trop longues, moins inspirées que celles de ses aïeuls mais riches en surprises. Si l'histoire de la team Rat Patrol est un peu bancale, les autres personnages en revanche, Ocelot et Snake en tête, recevront toutes les attentions qui leur sont dues.

Générale
Pour son baroud d'honneur (?), Snake traverse le monde tel un fantôme meurtri, fatigué mais plus que jamais désireux d'en découdre avec ses démons. Non exempt de défauts (techniques et scénaristiques), MGS 4 laisse parfois un arrière-goût de déception dans la bouche pour à nouveau nous assaillir de senteurs enivrantes. Finalement, cet opus devrait trouver autant de fans hardcore et de détracteurs que MGS 2 mais s'impose tout de même comme le chaînon manquant d'une saga ambitieuse. Plaisant et surprenant, Guns of The Patriots est aussi charmeur qu'un Cobra et parvient à nous hypnotiser suffisamment par ses trouvailles de gameplay et son histoire émouvante pour que nous ne nous arrêtions pas à ses quelques défauts.
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# Posté le lundi 11 mai 2009 02:53

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 12:33